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ACTUAILES DU 12 DECEMBRE

Chers jeunes visiteurs, votre magazine est enfin disponible, avec au sommaire:

  • Une certaine idée de la France: Quel avenir pour les gilets jaunes ?
  • L’Echo de l’Eco : Facebook de nouveau dans la tourmante,
  • Les nouvelles de l’Europe : Noël chez nos voisins,
  • Le Moucharabieh : Pourquoi vont-ils combattre pour Daesh ?
  • Sciences : Insight, un voyage vers Mars,
  • Sursum Corda : Saint Jean, le préféré de Jésus,
  • Apprendre à voir : La Vierge de l’Annonciation

Et bien d’autres articles aussi variés qu’intéressants. Pour le consulter en ligne, cliquer sur le logo



DÉCOUVRIR ET PARTAGER LA LUMIÈRE DE NOËL

Chers visiteurs, Le site Lalumièredenoël.com est en ligne depuis le 2 décembre et sera alimenté tout au long de l’Avent! Y seront postés une douzaine d’e-missionnaires, formés et prêts à répondre aux questions des internautes pour leur témoigner de la lumière du Christ

Tout le monde peut participer !

Les catholiques sont tous invités à participer, soit en contribuant par des contenus, soit en partageant les publications dans les réseaux sociaux, soit par leur prière ou par un don. L’association donne un lien pour s’inscrireDe plus, il est proposé un concours de crèches et bientôt, des quiz !

Des cartes de visites missionnaires

Il est également proposé aux paroisses ou mouvements qui organisent des missions de Noël dans la rue de télécharger des cartes de visites à imprimer ou d’en commander à prix coûtant. Ces cartes renvoient vers Lalumieredenoel.com, avec, nouveauté dans l’Église, une proposition de discussion en direct avec des chrétiens, par le live chat’ du site (en savoir plus sur cette proposition).



HOMÉLIE DOMINICALE

1er dimanche de l’Avent C

02 décembre 2018

(Homélie du père Charles André Sohier, prêtre ermite)

Notre existence humaine est mesurée par la ronde du temps. Le mouvement de la terre autour du soleil crée la mesure que nous appelons une année. La révolution de la lune autour de la terre est la base de ce que nous appelons un mois. Le mouvement rapide de la terre sur elle-même est appelée jour; et nous divisons ce jour en heures et en secondes. Dans les civilisations anciennes, ce mouvement périodique était considéré comme une disposition arbitraire des astres. On jugeait qu’il y avait des temps propices et des temps néfastes. L’homme se sentant impuissant devant les forces de la nature essayait de fuir le flux du temps en se réfugiant dans des cycles cosmiques sacralisés où il pourrait être prétendre avoir une certaine influence de type magique. Remarquons que beaucoup (et de plus en plus ?) de nos contemporains en sont ncore là…

Pour Israël, cet effort de fuir le temps réel en lui substituant un temps sacré est une illusion ; car Israël était convaincu que tout événement de l’histoire est une révélation de Dieu. C’est Dieu qui conduit son peuple, qui le libére ou le punit. Il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de la sortie d’Egypte tout autant que celui de l’exil à Babylone.

 Bien des prophètes avaient annoncé la destruction du Temple comme conséquence de la rupture de l’Alliance avec Dieu. Lors de sa dernière montée à Jérusalem Jésus fait de même. Il annonce que le Temple de Jérusalem, centre de tout le culte d’Israël, sera détruit, et qu’il n’en restera pas pierre sur pierre. Ses auditeurs lui demandent alors, quel sera le signe de cette libération du Peuple de son esclavage et de la restauration du véritable Israël qui adorera Dieu en esprit et en vérité (Luc 21,7).

C’est alors que Jésus prononce ce long discours eschatologique . Il ne décrit pas la « fin du monde », comme nous l’avons souvent compris. Il décrit, de façon symbolique, le désordre établi au cœur de l’humanité par sa cupidité et son irresponsabilité. S’il nous faisait le même discours aujourd’hui, il nous parlerait sans doute des guerres engendrées  par la soif du pouvoir ou des richesses, sans compter l’oppression et la souffrance dues aux disparités entre les privilégiés et les exclus dans toutes les sociétés, y compris les mieux nanties, causes profondes du terrorisme. Il dénoncerait les gaspillage insensé qui pollue notre petite planète bleue pour des profits à (très) courte vue.

Mais Jésus n’en reste pas là. Il annonce la délivrance : « Alors on verra le Fils de l’Homme apparaître à travers la nuée ». Il ne dit pas: « Écrasez-vous, alors, car c’est la fin du monde ». Il dit plutôt : « Redressez-vous, relevez la tête, car votre délivrance est proche ».

Jésus annonce la libération réalisée par le Fils de l’Homme, c’est-à-dire par l’humanité transformée par la présence en son sein du Fils de Dieu fait Homme – par cette humanité nouvelle faite de ceux qui vivent de son message, selon les béatitudes, ceux qui sont pauvres, humbles de cœur, artisans de paix, assoiffés de justice et prêts à subir les persécutions.

Jésus termine par une recommandation très importante: « Tenez-vous sur vos gardes ». C’est une recommandation qu’Il fait plusieurs fois vers la fin de sa vie. À quoi faut-il prendre garde maintenant ? A toutes les formes de désordre dans la vie privée (égocentrisme, individualisme, avidité, cupidité) qui engendrent les situations sociales catastrophiques qu’Il vient de mentionner. Son discours se termine non par l’appel à la crainte et au tremblement, mais par la confiance que donne cette entrée fulgurante du Fils de l’Homme dans l’histoire, à travers l’action de ses disciples pour défendre l’homme. Il les appelle à se tenir debout devant lui, dans l’attitude qui exprime la dignité qu’Il leur a redonnée en devenant l’un d’entre eux.

Nous pouvons tous faire quelque chose dès aujourd’hui. Pour changer le monde, commençons courageusement par nous changer chacun personnellement.

En ce temps de l’Avent, tenons-nous debout  pour que le présence du Ressuscité nous pénètre et nous transforme et, qu’à travers nous, il continue et achève la libération de tous les esclavages, de toutes les souffrances, de toutes les violences et de toutes les oppressions engendrés par nos péchés.



POURQUOI LA CROIX DE GUERRE EST-ELLE UNE CROIX ?

Chers visiteurs en ce jour anniversaire de la fin de la 1ère Guerre Mondiale, alors que par « soucis » de laïcité certains éradiqueraient tout signe rappelant la chrétienté, posons nous cette question

Pourquoi la croix de guerre est-elle une croix ?

Le site ALETEIA a eu l’heureuse initiative de répondre pour nous à cette question.

« Née avec la Grande Guerre, la croix de guerre récompense des actes de bravoure exceptionnels. Sans aucun doute, sa forme fait référence à l’esprit de sacrifice de l’imaginaire chrétien.

Dès août 1914, de nombreux officiers se plaignent de ne pouvoir récompenser rapidement les soldats les plus valeureux. Pour honorer les actes d’héroïsme des combattants, il n’existe que « la citation à l’ordre du jour », petit paragraphe publié au Journal Officiel relatant un fait d’armes particulier. Or cette publication est souvent très tardive et reste largement ignorée.

S’impose alors la nécessité de créer une décoration qui récompenserait exclusivement les actes de guerre et qui se donnerait plus facilement que la Légion d’honneur. Ce projet est porté par plusieurs députés tels Maurice Barrès, Georges Bonnefous, et Émile Driant, engagé volontaire pour la durée de la guerre mais rapporteur du projet de loi entre deux séjours au front.

Bravoure et sacrifice

La croix de guerre est ainsi instaurée le 2 avril 1915. C’est une croix de bronze portant deux épées croisées. Nul doute que la foi catholique des promoteurs du projet ait influencé le choix du modèle. En 1914, dans un pays largement catholique, la croix est un symbole religieux évident, synonyme d’esprit de sacrifice librement consenti, qui correspond parfaitement à la finalité de cette décoration : honorer les actes de bravoure et de sacrifice. »

…/…

Lire la suite de l’article en cliquant sur la photo

              RP Paul Doncoeur


EXPÉRIENCE MYSTIQUE ? QUESTIONS-REPONSES

« Qu’appelle t-on une expérience mystique ?« 

Question intéressante. Chers visiteurs voici une interview traitant de ce sujet et déniché pour vous sur le site LA CROIX

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L’expérience mystique est une rencontre avec Dieu d’une grande puissance, qui tombe sur le croyant sans crier gare, explique Marie-Caroline Bustarret, rédactrice en chef adjointe de la revue de spiritualité Christus.

  • Sophie de Villeneuve : Quand on parle de l’expérience mystique, on pense souvent aux stigmates, à la lévitation, à l’extase… S’agit-il seulement de ces phénomènes étonnants ?
  • M.-C. B. : Non, et heureusement. On parle beaucoup de ces phénomènes parce qu’ils provoquent une certaine fascination, parce qu’on aimerait les vivre soi-même et pouvoir ainsi toucher Dieu directement et sans avoir à passer par la foi. La question de l’expérience mystique est compliquée. En cherchant « expérience mystique » sur internet, j’ai trouvé : « Comment obtenir une expérience mystique ». L’expérience mystique ne s’obtient pas, c’est une rencontre avec le Seigneur, elle est donnée par le Seigneur. C’est ce que vivent tous les grands mystiques, Thérèse d’Avila comme Marie de l’Incarnation : une rencontre d’une grande puissance, qui leur tombe dessus sans crier gare.
  •  Une rencontre brutale et envahissante ?
  • M.-C. B. : Il est difficile de généraliser, car chaque expérience mystique est unique. Marie de l’Incarnation en a vécu plusieurs, très différentes les unes des autres. La première l’a saisie dans la rue, la plongeant dans ce qu’elle a su être le sang du Christ versé pour ses péchés, une expérience de profonde intimité avec le Seigneur. Ce fut une expérience d’union. Ensuite elle vivra des expériences de connaissance trinitaire : elle découvre ce qu’est la Trinité. Quand elle lira plus tard des traités théologiques sur la Trinité, elle dira que c’est exactement ce qu’elle a compris, d’une manière plus forte et inoubliable que par la lecture. Elle vit aussi des expériences d’union amoureuse dont elle parle comme nous parlerions d’un amour humain très fort.
  • Thérèse d’Avila a fait elle aussi le même genre d’expérience
  • M.-C. B. : Quand on lit ses écrits, on a l’impression qu’elle est en communication directe et permanente avec le Seigneur. Elle a connu des extases, des lévitations et beaucoup d’autres choses extraordinaires, mais elle dira, comme tous les grands mystiques, que l’expérience mystique n’est pas le tout de la vie intérieure.
  • C’est une expérience dont ils aiment parler ou dont ils aiment vivre, mais qui n’est pas si importante que cela
  • M.-C. B. : Ils n’aiment pas tellement en parler. Ils en parlent souvent par obéissance, parce que leur directeur spirituel le leur demande. Mais ce n’est pas le cœur de leur expérience. Jean de la Croix dit que l’expérience extraordinaire, comme la lévitation, n’est que l’étincelle de départ pour la vie intérieure. Et que quand la personne progresse dans la vie de foi, elle n’a plus besoin de ces expériences. A partir du moment où Marie de l’Incarnation arrive au Canada, elle cesse de parler d’expériences mystiques dans sa correspondance. On sent qu’une très forte union à Dieu a été façonnée par ses expériences mystiques, mais aussi par son grand désir de foi et de vie conforme au Seigneur. Elle veut donner sa vie à la suite du Christ. Ses expériences mystiques l’aident, comme un coup de pouce. Une fois qu’elle est au Canada, dans le feu de l’action, elle ne parle plus d’expériences mystiques. Pour moi, la vie intérieure est comme un tulipier de Virginie, solide, qui pousse droit vers le ciel, avec de profondes racines, dont les feuilles à l’automne prennent de jolies teintes avant de tomber puis de repousser… Il fleurit, mais ses fleurs sont discrètes, elles ne sont pas le tout de l’arbre. La vie mystique, ce sont les fleurs. La force et la puissance de l’arbre, la vie intérieure, c’est l’arbre lui-même.
  • Cela veut dire que l’on peut se passer de l’expérience mystique ? 
  • Ce qui est étonnant, c’est que ces expériences sont vécues par des personnes dont la vie active est très importance…
  • Vous avez dit que les mystiques n’aimaient pas parler de leur expérience. C’est une chose dont on ne se vante pas ?
  • Tout le monde peut-il vivre une expérience mystique ?

Accéder réponses à ces dernières questions en cliquant sur:

https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Lexperience-mystique-2018-10-02-1700973091?&PMID=fcf06ad064ecd8bac5bcb35b64cf7b4e



CAMPAGNE SPÉCIALE D’OCTOBRE – DEMANDE DU PAPE FRANCOIS

Chers visiteurs, ce mois d’octobre débute par le Message du Réseau Mondial de Prière du Pape. En effet, le Pape François a demandé à son Réseau Mondial de Prière d’aider tous les fidèles à prier davantage pendant ce mois d’octobre.

Ces dernières années et ces derniers mois, l’Eglise a vécu des situations difficiles, entre autres la révélation des abus sexuels, de pouvoir et de conscience de la part de clercs, de personnes consacrées et de laïcs, provoquant des divisions internes. Sans nul doute, elles sont favorisées par le « mauvais esprit » qui trouve complicité en nous : « ennemi mortel de la nature humaine » [Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola, n° 136]

Dans la tradition chrétienne, diverses figures représentent la présence et la manifestation du mal dans le monde, par exemple, celle de « Satan », qui en hébreu signifie « adversaire », ou bien celle du diable, « Diabolos » en grec, c’est-à-dire celui qui divise et sème la discorde. La tradition biblique et spirituelle le nomme aussi le « séducteur du monde », le « père du mensonge », ou « Lucifer », celui qui se présente comme un ange de lumière, mais qui, sous l’apparence du bien, cherche à tromper.

Comme nous l’observons, le mal se manifeste de différentes façons et la mission d’évangélisation de l’Eglise devient plus difficile, et même discréditée de par nos connivences. Nous portons d’ailleurs une part de responsabilité en nous laissant entraîner par des passions qui n’ouvrent pas à la vraie vie ; parmi elles : la richesse, la vanité et l’orgueil. Ce sont des étapes par lesquelles le mal veut entraîner, et nous séduire. A partir de bonnes pensées et de bonnes intentions il conduit peu à peu les personnes vers ses intentions perverses (discordes, mensonges, etc…)

Le Pape François rappelait dans sa Lettre au Peuple de Dieu, du 20 août 2018 : ‘’« Si un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui »… Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon «de donner plus de temps à la prière » (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Eglise’’.

Durant ce mois d’octobre, le Saint-Père demande à tous les fidèles un plus grand effort dans la prière personnelle et communautaire. Il nous invite à prier le Rosaire chaque jour, pour que la Vierge Marie aide l’Eglise en ces temps de crise, et à prier l’Archange Saint Michel afin qu’il la défende des attaques du diable. Selon la tradition spirituelle, Michel est le chef des armées célestes et le protecteur de l’Eglise (Apocalypse 12, 7-9)

Le Pape François nous invite à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, « Sub Tuum Praesidium », et avec la prière traditionnelle à Saint Michel, écrite par Léon XIII :

Sous l’abri de ta miséricorde

Sous l’abri de ta miséricorde,

nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Ne méprise pas nos prières

quand nous sommes dans l’épreuve,

mais de tous les dangers

délivre-nous toujours,

Vierge glorieuse et bénie.

Amen

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Prière à l’Archange Saint Michel

Saint Michel Archange, défends-nous dans le combat,

et sois notre protecteur contre la méchanceté et les pièges du démon.

Que Dieu exerce sur lui sa puissance, nous t’en supplions ;

et toi, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui t’a été confié,

précipite au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais

qui parcourent le monde pour la perte des âmes.

AMEN.

Le Réseau Mondial de Prière du Pape commence ce 1er octobre, mémoire de Sainte Thérèse de Lisieux, un mois intense de prière.



DU NOUVEAU CHEZ L’HOMME NOUVEAU

Chers visiteurs,  , un des sites où nous puisons nos informations, projette de monter un studio vidéo… Ceci à condition de pouvoir réunir tout l’argent nécessaire ! C’est pourquoi, a lancé une grande campagne de levée de fonds sur la plate-forme de financement participatif chrétienne CREDOFUNDING

Pour en savoir plus sur ce projet, vous rendre sur :

https://www.credofunding.fr/fr/information-catholique-internet-Homme-Nouveau

  

HOMÉLIE DOMINICALE

(Homélie du Père Yvon-Michel Allard, s.v.d., directeur du Centre biblique des Missionnaires du Verbe Divin, Granby, QC, Canada.)

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Sa famille, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : «Il a perdu la tête.»

 Au début de sa prédication, Jésus a eu du succès. La «foule», c’est-à-dire les gens du petit peuple, se pressaient autour de lui pour l’écouter. Marc, qui tient ses renseignements de Pierre, note qu’un jour il y avait tant de monde qu’on n’avait même plus de la place pour manger. Cette maison où Jésus se trouve est sans doute celle de Simon-Pierre, à Capharnaum, que Jésus avait adoptée comme la sienne. Dans les ruines actuelles de la ville de Capharnaum, les archéologues ont retrouvé la base d’une modeste maison de pêcheurs datant du ler siècle avant J.-C. sur laquelle avait été édifié un très ancien sanctuaire chrétien. Les graffitis de dévotions marqués dans les plâtres suggèrent qu’on aurait retrouvé cette «maison» où Jésus a souvent résidé.

C’est pendant que Jésus prêchait dans la maison de Pierre que les membres de sa famille sont venus pour le ramener chez-lui, à Nazareth. Sa famille disait : «Il est devenu fou… il a perdu la tête…» La famille de Jésus ne pouvait pas ignorer qu’il était «mal vu» des autorités religieuses… Ces autorités disaient non seulement qu’il était fou, mais qu’il était possédé et tenait son pouvoir de Satan. Marc a emboîté l’un dans l’autre l’épisode du «refus des scribes», et celui de la démarche de sa famille. Jésus est rejeté, méconnu… même par sa propre famille. Par deux fois, Marc note que la famille de Jésus «est dehors». Cette expression «ceux du dehors» est habituelle, dans l’Église des premiers siècles, pour désigner les «non-chrétiens». La scène, où Marie et la famille de Jésus viennent pour essayer d’arrêter la mission de Jésus, doit nous faire longuement méditer sur ce qu’est la foi. La foi de Marie, pas plus que la nôtre, n’est «toute-faite», une fois pour toutes. La foi ne peut se définir que comme une réalité qui évolue. Ce n’est pas dès le premier instant de l’Annonciation que Marie a compris qui était son fils. Luc, lui aussi, a noté que Marie, à certaines occasions, n’a «pas compris» Jésus. Exemple lorsqu’à douze ans il est resté dans le Temple, «la maison de son Père».

La famille de Jésus ne le reconnaissait plus depuis sa conversion, depuis qu’il avait quitté sa vie tranquille de Nazareth, pour se convertir en prédicateur ambulant. Sa famille savait parfaitement qu’il était mal vu des autorités, des scribes venus de la capitale, Jérusalem. «Il va nous faire attraper des histoires… allons, ramenons-le à la raison… réduisons-le à être comme tout le monde. Il est fou de se distinguer

Les scribes sont spécialement descendus de Jérusalem pour s’enquérir de lui, ce jeune Rabbi qui fait tourner la tête au peuple. Leur diagnostic est encore plus cruel que celui de sa famille. Jésus est pire qu’un simple d’esprit. Il est possédé par un démon impur, il est un suppôt de Satan.

Qu’a donc fait Jésus pour être considéré comme un suppôt de Satan ? Il annonçait que Dieu était venu parmi nous, qu’il libérait des possédés, guérissait des malades, s’approchait des lépreux et osait même les toucher pour leur rendre la santé. Il allait jusqu’à pardonner les péchés, il mangeait chez des gens de mauvaise conduite. Il prenait des libertés avec l’observance du sabbat. Il disait qu’il fallait mettre le vin nou­veau dans des outres neuves ! En somme, la subversion totale des traditions de son temps, et tout cela en se réclamant de Dieu !

Au temps de Jésus, la famille était sacrée. Ici, Jésus opère une rupture et déclare qu’il existe une autre famille plus forte que celle du sang, ouverte à toute humanité. Jésus se distancie de sa propre famille en utilisant une phrase choc : «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère.» Et ensuite Jésus ajoute : «Amen, je vous le dis, Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et les blasphèmes qu’ils auront faits. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.» La première partie de la phrase ne nous étonne pas. Nous sommes persuadés que Dieu pardonne toujours. La miséricorde de Dieu est sans limite. Mais Jésus affirme qu’il existe un péché impardonnable: ce qu’il appelle le blasphème contre l’Esprit. Là encore, on croit entendre saint Jean : «Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu… Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu» (Jn 1). Dieu ne peut pardonner à ceux et celles qui refusent d’être pardonnés.