Chers visiteurs, nous vous proposons cet article, déniché pour vous dans
, traitant de l’épineuse question du mariage des prêtres.
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« David Gréa : pour le droit d’être un prêtre marié«
David Gréa, ancien prêtre catholique de la région lyonnaise où il a exercé son ministère pendant dix-sept ans, nous livre dans Une Vie nouvelle (Les Arènes, 2018) le récit de son combat pour concilier vie maritale et sacerdoce. Un témoignage intime, loin de toute position militante, du parcours l’ayant conduit à rencontrer à deux reprises le pape François, qui l’a écouté avec bienveillance. Preuve qu’une remise en question du célibat des prêtres est à l’œuvre dans l’Église du XXIe siècle ?
Vous expliquez dès le début de votre ouvrage que vous venez d’une famille pratiquant un « catholicisme social ». Pouvez-vous nous en parler ?
Ce catholicisme social se traduit par des actes concrets : mes parents étaient des intellectuels, qui avaient une intelligence de leur foi et étaient confrontés aux questions de leur époque ; ils étaient attachés à la cohérence de leurs actes avec leur vie de chrétiens. Dans les faits, nous avons accueilli un étudiant en situation irrégulière, nous ne fermions jamais la porte à clé, nous invitions des personnes en difficulté à se joindre à nous à Noël. Des actes concrets et nombreux, issus de la conscience de la responsabilité que l’on a vis-à-vis de notre prochain. Ainsi, à l’adolescence, je me suis engagé dans les causes de mon temps : Amnesty International, Touche pas à mon pote, mais aussi plus localement au sein de mon lycée ou de petites associations…
Vous dites à plusieurs reprises dans votre livre que vous n’êtes pas un militant en faveur du mariage des prêtres. Pourquoi ?