Archives de catégorie : Patrimoine



LA CHAPELLE DES TEMPLIERS

Chers visiteurs de Moselle et d’ailleurs, les juillettistes sont rentrés et les aoûtiens sont partis. Pour ceux qui sont en Moselle, nous proposons un peu de tourisme religieux et historique :

Un « monument » de Metz, la chapelle des Templiers. Cet édifice qui date du 12ème siècle, était placée sous la commanderie de Metz laquelle avait dans sa juridiction les établissements des Trois-Évêchés, de la Lorraine et du Duché de Bar.

Nous vous souhaitons une bonne visite

La chapelle se visite en été les après-midi; renseignements peuvent être pris auprès de l’office du tourisme de Metz.

Une réalisation 



CONCERT DE LA CHORALE « AD LIBIDUM » A VALMUNSTER

Concert de la chorale AD LIBIDUM

Organisé par le Conseil de Fabrique de la paroisse de Valmunster, au profit de l’Aide à l’Eglise en Détresse, pour les chrétiens persécutés à travers le monde.

                                                                      Eglise de Valmunster – Xème siècle

DIMANCHE 14 MAI 2017, à 16h00

En l’église du Prieuré Saint Jean Baptiste de VALMUNSTER

Au programme:

Vous pourrez y entendre de très belles pièces de Grieg, Bruckner, Murillo, Gershwin, Purcell, Duruflé et bien d’autres compositeurs.

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Entrée libre – Plateau au profit de l’AED – Collation

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Venez nombreux aider nos frères martyrisés



SAINT SEBASTIEN

Bonjour cher visiteur,

Saint Sébastien, le saint du jour, est invoqué contre la peste et les maladies contagieuses. Très connu en Moselle et notamment dans le Pays de Nied, ce saint est souvent représenté en compagnie de saint Roch, sur les calvaires de nos campagnes. Souvenir d’un temps passé où la région a durement été frappée par la maladie.

                                                        De gauche à droite, St Roch et St Sébastien         

En effet, (1) entre 1832 et 1866 la Lorraine subira par quatre fois l’onde de choc du choléra. La vallée de la Nied, terre de passage et pays de contact par excellence, ne sera pas épargnée. Bien au contraire. En 1866, particulièrement, le pays boulageois paiera à la maladie un épouvantable tribut : Boulay enterrera près de deux cents des siens et le petit village de Brouck perdra en une semaine la moitié de ses habitants.

St Sébastien

Sébastien,  né à Narbonne, reçu le glorieux titre de Défenseur de l’Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.

Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.

Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux?J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. ”»

L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches?  “Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire.

L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce ne fut que le 20 janvier 288 qu’il acheva son sacrifice. Sébastien ayant résisté aux flèches de Dioclétien, il est invoqué  avec succès contre la peste et les maladies contagieuses. (1) En effet, dans les temps anciens, la croyance populaire pensait que les épidémies de peste étaient comme décochées par les flèches d’un Dieu en colère.

(1)    Source :  http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/43675/CL_1984_2-3_203.pdf?sequence=1



LA BASILIQUE NOTRE DAME DE BON SECOURS DE SAINT AVOLD EN DANGER

LA BASILIQUE NOTRE DAME DE BON SECOURS EN DANGER

Cher visiteur, cette vieille Dame du paysage cultuel de Saint Avold a besoin de vous. En effet ce haut lieu de pèlerinage mosellan a mal vieilli et risque l’interdiction d’accès au public, pour raison de sécurité, avant moins de 18 mois. Si l’interdiction est prononcée, la prochaine étape sera la démolition de la basilique.

En effet, la coupole, en très mauvais état, nécessite une sérieuse restauration, surtout au niveau de la charpente. Par ailleurs, les murs de la nef et de la partie octogonale subissent des infiltrations qui accélèrent le processus de délabrement. Des fissures apparues dans la coupole ne cessent de grandir, présageant le pire. Enfin, certains vitraux sont descellés et menacent de tomber. Il est donc urgent d’agir rapidement.

L’estimation actuelle des travaux se chiffre à 1 500 000, 00€. La générosité de chacun est donc la bienvenue.

« Dieu aime celui qui donne avec joie » ( 1 Co 9, 7)

Pour tout renseignement, contacter le conseil de fabrique ou le recteur de la basilique l’abbé Olivier Riboulot

http://saintavold.catho.free.fr/basilique.html

Voir aussi l’article paru sur « l’Ami-hebdo Lorraine» en cliquant sur :

https://www.credofunding.fr/fr/basilique-ND-de-bon-secours



LA ROUTE DES CHAPELLES DE MOSELLE

Cette semaine, rendons nous chez nos voisins du Pays naborien, à Hombourg haut, pour visiter la Chapelle Sainte Catherine.

2916_08_12_Chapelle Ste Catherine Hombourg haut

Du plus pur style gothique, la chapelle fut construite entre 1250 et 1270 à côté de sa maison, par le chevalier Simon de Hombourg à un usage domestique et privé, dans le périmètre de Château des chevaliers (Ritterburg), écart fortifié du château dans la partie extrême du grand château médiéval. Son soubassement servait de caveau funéraire. Plusieurs fois restaurée au cours de son histoire, sa dernière restauration remonte à 1986. Malgré son allure rustique, l’édifice est réputée pour sa décoration de qualité. l’humble bâtiment surprend par le goût exquis de sa décoration qu’on décèle dans la finesse de son élégant porche comme dans ses chapiteaux et ses clefs de voûte. La chapelle fut classée Monument historique en 1895 sous autorité allemande puis à nouveau en 1930.

A  suivre, au côté Sud, la rue Ste Catherine, bordée des statues des Saints Auxiliaires et qui mène à cette merveilleuse  chapelle. Voir lien ci-après:

http://site.hombourg.haut.pagesperso-orange.fr/page%20st%20aux.htm



LA ROUTE DES CHAPELLES DE MOSELLE

Cette semaine, nous nous rendons à l’extrême Est du département, dans le Pays de Bitche, près d’Eguelshardt, pour visiter un trésor caché, isolé en plein bois près d’un étang, la chapelle « Notre Dame des bois », d’Erbsenthal.

2916_08_04_ND des Bois

 Pour visiter ce petit bijou du Bitcherland, cliquer sur les liens suivant :

http://www.lieux-insolites.fr/moselle/ndbois/ndbois.htm

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=57188_1

Prenez le temps d’admirer les photos de ces liens car, malheureusement, ce havre de paix, très connu pour ses pèlerinages a été vandalisée récemment, dans la nuit du 30 avril au 1er mai de cette année. Les vitraux, datant de 1972, ont été défoncés. Des croix jetées par terre, des statues ont été détruites ou volées. Jusqu’où peut aller la bêtise humaine ?



LA ROUTE DES CHAPELLES DE MOSELLE

Aujourd’hui, nous allons traverser le département, vers le Sud-Est, pour nous rendre aux portes de Sarrebourg, à Réding. Précisément à Grand Eich où se trouve la chapelle Ste Agathe.

2016_07_25_Chapelle ste Agathe à Reding

 A l’origine, le l’endroit était peut-être un lieu de culte païen où l’on vénérait le chêne, arbre consacré à Jupiter, qui par oblitération devint chrétien. Les premières traces écrites, remontant à 789, mentionnent ce lieu, où la chapelle a toujours justifié son existence et son implantation.

Joyau de l’architecture régionale campagnarde, la chapelle Ste Agathe de Grand-Eich a traversé par miracle dix siècles et de nombreuses guerres dévastatrices. Seul le chœur de la chapelle remonte au XIIIème siècle.

2016_07_25_Nef Chapelle Ste Agathe

En 1977, des fouilles entreprises dans le chœur n’ont rien révélé de la chapelle primitive. Cependant, témoin rarissime, une pierre dédicatoire murée dans le chœur rappelle qu’une église précédente avait été dédiée à St Ulrich en 1035.

Cependant, il est vraisemblable qu’ à partir du XVIème siècle on y invoqua aussi Ste Agathe en raison des incendies provoqués par les hordes de mercenaires lors des guerres de religion. Agathe, dont le nom signifie en grec  » Bon, noble, brave, bienveillant « , fut une jeune fille noble de Catane en Sicile (en 251), qui, malgré des tortures morales et physiques, a refusé de renier sa foi en Christ. Un an après sa mort, ne sachant plus que faire devant l’éruption de l’Etna, les Catanais prirent dans son sépulcre le voile de la sainte et l’étendirent devant la coulée incandescente. Miracle ! La ville fut sauvée. Depuis elle est fêtée le 5 février et vénérée pour sa protection contre les méfaits du feu et tremblements de terre.

 A l’occasion de travaux de restaurations initiés par le curé Gill, les bénévoles ont fait une belle découverte. Sous le plâtre de la voûte se cachait une fresque datant du XIIIème siècle, représentant les quatre évangélistes : le lion (St Marc), le taureau (St Luc) et l’aigle (St Jean). Malheureusement il était trop tard pour sauver l’ange (St Mathieu). Les socles, colonnes, chapiteaux et croisée d’ogives d’une grande simplicité canalisent les regards vers la clé de voûte polychrome représentant l’Agneau de Dieu encadré par deux têtes d’hommes et deux têtes de femmes : Dieu au milieu de son peuple, qui pouvait voir à travers l’oculus donnant sur l’armoire eucharistique d’origine, le Saint Sacrement.



LA ROUTE DES CHAPELLES DE MOSELLE

LA CHAPELLE DE MARIENFLOSS

Aujourd’hui, allons vers le nord du département, près des « Trois frontières ».

Située à deux pas de Sierck les bains, sur la route de Montenach, la chapelle de Marienfloss est le vestige d’un couvent construit sur l’emplacement d’un hameau portant le nom de Bruch, et détruit par un incendie en 980. Il abritera successivement de 1238 à 1414 les Cisterciennes, puis les moines Chartreux jusqu’en 1431. Les Chartreux venaient de Trèves. C’est le Duc de Lorraine Charles II, mais surtout son épouse Marguerite de Bavière, femme très pieuse, qui les fit venir.

2016_07_21_marienfloss

En 1415, La chapelle devint berceau du Rosaire, grâce à Adolphe d’Essen, confesseur de Marguerite de Bavière, et elle abrite encore de nos jours le culte de Marie.

Une stèle gravée en témoigne « Marienfloss, source d’eau vive, d’où jaillit le Rosaire« .

De 1436 à 1629 le couvent abritera les chanoines prébendes(*). En 1792, l’Eglise fut détruite par les révolutionnaires. L’autel de la Vierge échappa au désastre. De cette église, il reste quelques vestiges, plots en béton à l’emplacement des piliers, quelques ogives et surtout la sacristie, transformée en chapelle.

En 1962, restauration de la chapelle grâce à l’archiprêtre de Sierck, l’Abbé Lecomte.

Cette chapelle est toujours un lieu de pèlerinage et de recueillement.

(*) Un chanoine prébendé est un ecclésiastique qui a une prébende dans une église cathédrale ou collégiale, c’est-à-dire une portion des revenus de cette église qui lui est assignée pour sa subsistance.

Pour une visite photographique de la chapelle cliquer sur :

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=57650_2



BIONVILLE ET MORLANGE

Nota: L’article ci-après, rédigé a partir des éléments disponibles sur le moment, n’est nullement figé et sera mis à jour et complété dès que de nouvelles informations seront disponibles.
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Tous nos remerciements pour leur collaboration à:

Mme HIRTHUM Lucie, Mr CLAUDOT Roland et Mr LUTAT Claude

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BIONVILLE

i57085_jpl_28-09-2011_5_01-Bionville_gimpSource : -Monographies des communes du Pays de Nied N°11 « Bionville sur Nied, Morlange 1238-1947 (SHAN)

Etymomologie :

Boenville, la plus ancienne orthographe connue de Bionville remonte à 1238. L’origine de ce nom viendrait d’un chef germanique Boio ou Bojo, nom qui se transformera en Bio, Bigo ou encore Biho.

RACCOURCIS HISTORIQUES

Seigneurie :

1245 : Bionville est un fief dépendant de l’évêché de Metz.

1299 : L’abbaye de St Nabor achète la propriété de la seigneurie de Bionville ainsi que les terres, et les conservera jusqu’en 1555.

1555 : Le village est cédé au comte de Nassau-Sarrebruck, sortant ainsi du giron de l’Eglise.

La paroisse:

-La paroisse de Bionville est de fondation très ancienne et, depuis des temps immémoriaux Morlange était partagé avec Varize (2 ans) et Bionville (1 an)

-1332 : la paroisse de Bionville appartient à l’abbaye de St Nabor

-1563 : L’Abbé de St Nabor cède les dimes de Bionville au comte de Sarrebruck. Les pouillés(1) du XVI siècle donnaient toujours le patronage de la Cure à l’abbaye. Mais dès 1607, c’est un droit qui revient aux comtes de Nassau-Sarrebruck. Jusqu’au milieu du XVIIème, Bionville était considéré comme annexe de Raville ce qui évitait de payer 2 curés.

-A la fin du XVIIème siècle le patronage de la paroisse était attribué au seigneur des lieux et  toutes les institutions canoniques étaient proposées par ce dernier.

-1620 : Bionville et Varize étaient desservis par le même curé.

-1645 : l’archiprêtre de Varize était aussi curé de Bionville et de Raville

(1) Pouillé : Etat des biens ecclésiastiques situés sur un territoire donné.

L’ancienne église :

L’emplacement de l’ancienne église, de style roman, orienté à l’est, était légèrement différent de celui de l’église contemporaine. Son chœur se trouvait sous l’actuel clocher. La nef s’étendait à gauche du portail vers la Nied. Le porche actuel était donc l’ancien cœur qui comprenait des colonnettes datant du style roman de la fin du XIIème siècle. Ce chœur bordé de chaque côté par deux petites pièces, dont la sacristie, était très étroit. Sur les murs collatéraux deux petits autels se faisaient face. L’un consacré à la Sainte Vierge et l’autre à St Eloi. Le maitre autel était décoré d’un tableau consacré à St jean baptiste. La nef trop petite pour le nombre de paroissiens mesurait environ 15 mètres sur 11. Enfin, cette église était enfoncée en terre et ses fenêtres étaient au ras du sol.

L’église actuelle:

100px-Eglise_Bionville_NiedEglise Saint Jean Baptiste

Construite entre 1767 et 1770 avec des matériaux venant de Bionville et de Servigny, elle est prévue pour accueillir 320 personnes.

Selon les usages de l’époque, La construction de la nef était à la charge des seigneurs locaux tandis que le clocher, l’aménagement intérieur et le cimetière revenaient à la communauté, qui devait aussi fournir le terrain nécessaire à l’agrandissement.

Lors de la révolution, l’église connu les inévitable dégradations, et son mobilier fut vendu. En 1803 des crédits furent votés pour l’église et le presbytère et pour racheter des objets du culte. Mais en 1804, il manquait toujours les autels latéraux. Malgré les quelques travaux entrepris pour la remise en état de l’église, celle-ci était toujours dans un état déplorable, jugé identique à celui de la révolution.  Finalement, les plans et devis pour la réparation de l’église et du presbytère ne furent dressés qu’en 1820. Le chemin de croix fut érigé en 1856 et, beaucoup plus tard en 1904, l’église fut dotée de rosaces de part et d’autre du clocher(1),  et de nouveaux bancs furent installés en 1907. Enfin, avec l’arrivée de l’électricité, l’édifice fut équipé en 1926, trois ans avant l’électrification des cloches et de la soufflerie des orgues.

Bionville by Mr Claudot(1) Carte postale antérieure à 1904, où ne figurent pas les deux rosaces (Collection R Claudot)

Les orgues: La tribune fut construite en 1904. Un an plus tard, les orgues furent commandées auprès de Dalstein et Haerpfer de Boulay. Le buffet est une réplique de celui d’Elvange, œuvre du facteur d’orgues Verschneider. Selon un inventaire effectué en 1992, le grand orgue comprend 56 notes, un récit (clavier) expressif et 27 notes à la pédale.

Les cloches : En 1803, il y a trace de l’existence d’une cloche fondue par la maison Valente

En 1895, une facture fut établie auprès du fondeur Bour et Guenser de Metz, pour une cloche de 957 kg (note FA) et une de 477 kg (note LA).

En 1924, trois cloches furent commandées à la maison L Debaille, en remplacement de celles réquisitionnées par les allemands pendant la 1ère guerre mondiale. La plus grosse, 1050kg (note Mi) portait une gravure de St Jean Baptiste et une inscription à son intention. La seconde, dédiée à la Sainte famille, pesait 530 kg (sol dièse), la 3ème devait peser 275 kg (Si) mais elle ne fut jamais livrée. Les deux cloches furent livrées le vendredi saint 18 avril 1924,  bénites le lundi de Pâques suivant  pour être installées avant l’Ascension. Ces cloches seront enlevées par les allemands lors de l’évacuation de la population en 1940.

Le cimetière:

L’ancien cimetière datait de 1766. Il n’était pas fermé, l’ossuaire était en très mauvais état et les enfants non baptisés étaient ensevelis sous les décombres d’un bâtiment voisin en ruine. Le nouveau cimetière fut opérationnel en 1913. Une place y était réservée aux criminels et une autre aux enfants non baptisés. Mais rien n’était prévu pour les protestants qui étaient quatre au village.

Le presbytère :

En 1766, le presbytère était complètement en ruine. En 1775, une maison fut achetée par la communauté pour le remplacer. Pour cela il fallut vendre une maison et deux jardins pour réunir les fonds nécessaires. En 1803, il fut décidé de rebâtir le presbytère. Mais la dégradation de ce nouvel édifice nécessita une nouvelle reconstruction en 1887. En 1933, ce dernier bâtiment nécessita encore une remise en état et sa toiture sera refaite 6 ans plus tard.

En conclusion de ce raccourci historique, voici l’extrait d’un écrit de l’abbé MAYER, ancien curé de la paroisse :

« Evacué le 18 mai 1940 et de retour le 24 août suivant, il sera expulsé avec 115 de ses paroissiens le 18 novembre 1940, après avoir remis à la Gestapo l’encaisse de la Fabrique ainsi que le livret d’environ 5000 francs déposés à la caisse rurale de Varize. De retour le 6 avril 1945, il retrouva une église à peu près intacte mais, deux vitraux étaient détériorés, deux cloches bénites en 1924 avaient disparu. Les murs du presbytère étaient en assez bon état mais le mobilier avait été éparpillé dans les villages voisins et remplacés par des meubles étrangers. Enfin, les registres, en piteux état, étaient retrouvés dans le grenier du presbytère ».

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MORLANGE

SOURCES : -Monographies des communes du Pays de Nied N°11 « Bionville sur Nied, Morlange 1238-1947 (SHAN)

-Bulletin « Joies et Espérances »  n°56 de l’archiprêtré de Boulay-Février 1973

TOPONYMIE :

A la fin du XIIème siècle, Morlange est connu sous les noms de Moreldanges ou Mordelanges. Ce nom évolua au cours des siècles pour devenir Morlingen ou Morlangen au cours de l’annexion de 1870.

Ce nom viendrait d’un germain qui pouvait s’appeler : Mauroald ou Morold, transformé en Morillo avec le suffixe « ing » ou « ange ».

REPERE HISTORIQUE:

Une des premières traces écrites de Morlange remonte à 1258, lorsque le seigneur local, Konrad von Remeringen, rejoignit l’Ordre des chevaliers teutoniques et légua ses biens situés sur le ban du village à la commanderie de Metz. A la révolution, l’Ordre possédait encore des propriétés à Morlange.

LA PAROISSE :

Depuis des temps immémoriaux Morlange n’a jamais été paroisse indépendante. En 1607, le village est cité comme annexe de la paroisse de Varize. Puis, vers 1782, il est cité alternativement comme annexe de la paroisse de Bionville et de celle de Varize (respectivement, une année sur trois). Cette situation serait due au fait que les habitants de Morlange parlaient allemand et français, mais surtout à cause des dîmes (1) de Morlange auxquels le curé de Bionville ne voulait renoncer. Cette disposition ne manqua pas de provoquer des dissensions car les morlangeois se plaignaient de payer une part trop importante des dépenses de Bionville qui était soupçonné d’engager de grosses dépenses lorsque Morlange lui était rattaché. D’autre part, se basant sur les pouillés (2) de Metz, Morlange ne se réclamait que l’annexe de Varize d’où dépendaient les fondations religieuses des ancêtres morlangeois.

Pour aggraver encore les désaccords, les morlangeois étaient majoritairement germanophones et leurs enfants, qui allaient à l’école allemande de Varize, devaient parler le français l’année où ils étaient rattachés à Bionville. Par ailleurs, cette différence linguistique ne manquait pas de créer des incompréhensions lors des confessions à Bionville.

Les morlangeois connurent un autre désagrément avant que toute la Moselle ne soit rattachée au royaume de France. Séparés de Varize par le village de Bannay, les morlangeais étaient soumis à des droits de passage lorsqu’ils devaient se rendre dans leur paroisse de rattachement. En effet, Bannay était enclave hispano-luxembourgeoise, et les morlangeais devaient traverser la frontière pour aller à Varize.

Enfin, jusqu’en 1802, Morlange fait partie de l’archiprêté de Varize puis, après cette année, de l’archiprêtré de Boulay.

(1) Dîme : Est la fraction variable, en principe 1/10ème partie, des produits de la terre et de l’élevage versée à l’Église. Elle fût abolie en 1789.

(2) Pouillé : État et dénombrement de tous les biens ecclésiastiques qui étaient situés dans une étendue de pays déterminée.

1280px-Chapelle_MorlangeChapelle Saint Pierre

LA CHAPELLE :

« Discrète comme les habitants de Morlange, la chapelle se distingue à peine du pâté de maisons dans lequel elle est incluse » (3). La fondation de cette vieille Dame, remonte à l’ère carolingienne. Historiquement, on peut la dater de la première moitié du XIème siècle, en témoigne l’architecture romane de l’édifice. Cette hypothèse est, par ailleurs, confortée par le fait que, traditionnellement, les sanctuaires dédiés aux apôtres ont une origine très antique.

Des traces écrites du XIIème siècle atteste de l’existence d’une chapelle. Mais la datation exacte de l’édifice actuel est inconnue. Plusieurs éléments ne semblent pas dater de la même époque, à savoir les colonnettes octogonales et le clocher, en bâtière, qui est accolé au nord de la nef et du chœur et non dans leur prolongement. A noter qu’en 1599, les textes citaient l’existence d’une cloche dans la chapelle.

Au XVIII la communauté entrepris un programme de légère rénovation de la chapelle au cours duquel le tabernacle est réparé et un ciboire acheté.

Autel-Morlange_gimpLes autels dont le maitre autel « de pierre » (coll Mme L Hirthum).

Entre 1905 et 1908 la chapelle subit une profonde restauration. Puis, au début du XIXème siècle (1917), en raison de son homonymie, la chapelle hérite d’un autel de pierre en remplacement de son vieil autel de bois. En effet, confondant « notre » Morlange et Morlange lès Fameck, une entreprise vint remplacer l’autel d’origine. Lorsque les ouvriers s’aperçurent de leur méprise, « le bien était fait » et l’autel resta en place (4).

Enfin, en 1926 la toiture est rehaussé et re-tuilé

(3) Extrait du bulletin « Joies et Espérances »  n°56 de l’archiprêtré de Boulay-Février 1973

(4)  Anecdote de Mme Hirtum Lucie,  hérité de sa mère.

LA COMMUNAUTE :

Bien qu’ayant toujours été une communauté indépendante sous l’ancien régime, Morlange n’a été une commune indépendante que de 1790 à 1812, année de son rattachement à Bionville par decret impérial. En 1848 et 1851, Morlange redemanda sans succès son indépendance



Cessation des activités au foyer Notre-Dame à Saint-Avold

Nous relayons ci-dessous une bien triste nouvelle

Logo-diocese-2016

Communiqué aux acteurs pastoraux

Le foyer Notre-Dame de Saint-Avold, propriété de la Mense épiscopale, est devenu depuis de nombreuses années un lieu d’accueil pour des groupes de fidèles du diocèse de Metz, permettant l’organisation de temps de formation et l’accueil des pèlerins en proximité immédiate avec la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Un cessation d’activités inévitable

Devant les frais importants qu’exigeraient des travaux de mise aux normes (comme lieu d’accueil du public) du bâtiment et compte-tenu des nécessaires travaux d’amélioration induits, le diocèse de Metz a dû prendre la décision de ne pas investir une telle somme, de plus d’un million d’euros. Après accord du Conseil diocésain pour les Affaires économiques et du Collège des consulteurs, il a semblé indispensable de prendre une telle décision, dans un contexte budgétaire déjà difficile pour la Mense épiscopale, pour éviter de se retrouver plus tard dans une situation impossible à porter pour les finances diocésaines. Même si ce choix n’est pas facile à vivre, c’est agir en responsabilité que de regarder la réalité en face et de prendre de telles mesures. En effet, un tel investissement représente plus de la moitié d’une année de fonctionnement de la mense épiscopale de Metz, ce qui empêcherait la conduite de la vie pastorale du diocèse. En conséquence, le Conseil d’administration de l’association des Amis de la basilique se voit dans l’obligation de procéder à l’arrêt à court-terme de l’activité du foyer Notre-Dame.

Le pèlerinage se poursuit

Précisons tout de suite que cela ne remet pas en cause l’existence du pèlerinage à Notre-Dame de Bon-Secours qui va continuer à se vivre, mais devra trouver de nouvelles modalités d’organisation. Rappelons que la basilique relève du Conseil de fabrique de Saint-Avold et du recteur, l’abbé Olivier Riboulot. Les responsables pastoraux vont tout mettre en œuvre pour maintenir l’organisation du pèlerinage et le bon accueil des pèlerins.

Des personnes accompagnées

Toutefois, cette décision impacte la vie du diocèse, l’organisation des rencontres au foyer, la vie des prêtres âgés et des résidents actuels, et bien sûr le personnel salarié. En vue de cette fermeture, les responsables ont pris toutes les mesures nécessaires pour envisager l’avenir autant qu’il est possible. Le personnel sera accompagné dans des démarches de reclassement ou de recherche d’un nouvel emploi. Il sera proposé dans la mesure du possible d’autres solutions d’hébergement et une autre organisation pour les prêtres résidents dans la maison Saint-Chrodegang.

De manière concrète, l’activité d’accueil du foyer va se poursuivre encore quelques semaines, de manière à honorer les engagements pris vis-à-vis des clients. Dès la rentrée scolaire 2016, le foyer n’acceptera plus de réservations. La cessation des activités du foyer est prévue pour fin septembre 2016.

Afin de ne pas laisser les organisateurs de rencontres dans l’embarras, une liste d’autres lieux d’accueil dans le diocèse sera proposée à ceux qui en auraient besoin.

Le foyer est devenu avec le temps un centre de spiritualité diocésain. Là encore, des modalités nouvelles pour faire vivre des propositions spirituelles dans d’autres lieux du diocèse sont à imaginer.

La décision de fermeture du foyer a été validée par le conseil d’administration de l’Association des Amis de la basilique dans sa réunion tenue ce mercredi 15 juin 2016. Ce même jour, une rencontre d’information a été faite avec l’équipe salariée et les résidents, afin de les informer, de répondre à leurs questions et de trouver avec eux les solutions aux différents besoins qui naissent du fait de cette décision.

Que soit ici publiquement exprimée la gratitude du diocèse à l’intention de tous ceux qui, durant de nombreuses années, salariés, bénévoles, prêtres résidents, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour permettre au foyer de vivre et d’accueillir tant de pèlerins et de groupes. Sans l’engagement du bureau, du Conseil d’administration et des membres de l’association des Amis du foyer Notre-Dame, celui-ci n’aurait jamais pu fonctionner jusqu’à ce jour.

Mgr Jean-Christophe Lagleize
Evêque de Metz